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Service Commun de la Documentation

Bibliothèque numérique patrimoniale

À propos de cette collection

Avec près de 50 000 titres dont environ 6000 antérieurs à 1811, les collections patrimoniales scientifiques et techniques constituent les fonds anciens les plus importants parmi ceux conservés par le Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg.

 

Leur origine est double. Une partie provient de la bibliothèque de l’Académie (l’université de Strasbourg avant 1870) épargnée par les bombardements intervenus lors du siège prussien de la ville en août 1870 ; l’autre est constituée des multiples achats et dons rassemblés par la Kaiserliche Universitäts-und Landesbibliothek zu Straßburg (aujourd’hui Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg) à partir de sa création en 1871.

 

 

Les sciences de la terre et de l’univers ont une longue tradition d’excellence à Strasbourg. Le premier enseignement de géologie fut donné à l’université en 1830 par Philippe-Louis Voltz (1785-1840), fondateur de la Société d’Histoire Naturelle de Strasbourg. Il fut suivi de la création d’une chaire attribuée en 1842 à Auguste Daubrée (1814-1896) auquel succéda Wilhelm Philippe Schimper (1808-1880), botaniste et paléontologue reconnu dont l’œuvre scientifique inspirée par les idées de Darwin eut une large portée. Après l’annexion de l’Alsace à l’empire allemand en 1871, un Institut des Sciences de la Terre fut créé au sein de l’université impériale de Strasbourg (Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg) avec deux composantes, la géologie et la paléontologie d’une part, animée par Ernst Wilhelm Benecke (1838-1917), la minéralogie et la pétrographie d’autre part, dont le titulaire de la chaire fut Paul Groth (1843-1927). Une station centrale de séismologie fut également créée en 1900 par Georg Gerland (1833-1919), fondateur en 1887 du premier journal de géophysique Beiträge zur Geophysik.

 

L’astronomie se diffusa quant à elle à Strasbourg dès le XVIIè siècle en liaison avec le développement des mathématiques notamment. Un premier observatoire fut construit en 1673 sur une tour des remparts de la ville avant d’être remplacé en 1828 par un second placé sur le toit de l’Académie, l’université française antérieure à 1870. En 1881 fut inauguré l’observatoire astronomique de l’université impériale allemande de Strasbourg dirigé successivement jusqu’en 1918 par August Winnecke (1835-1897), Wilhelm Schur (1846-1901), Hermann Kobolt (1858-1942), Ernst Becker (1843-1912), Julius Bauschinger (1860-1934).

 

Le fonds ancien d’imprimés de géologie, de minéralogie, de cristallographie, de pétrographie et de paléontologie conservé par le Service Commun de la Documentation comprend plus de 5000 titres et témoigne de la vitalité de ces domaines scientifiques depuis le premier tiers du XIXè siècle. Parmi les ouvrages figurant dans la bibliothèque numérique on relève par exemple une édition de 1680 de l’Atlas du cartographe et graveur néerlandais Frederick de Wit (1629/1630-1706), plusieurs traités du géologue, minéralogiste et naturaliste Jean-Etienne Guettard (1715-1786) dont Atlas et description minéralogiques de la France, Paris, 1780.

 

Avec plus de 2300 titres, le fonds ancien d’astronomie couvre les principaux aspects de la discipline au travers d’atlas, d’ouvrages portant sur les instruments (observatoires, lunettes astronomiques, cadrans solaires…), de traités de mécanique céleste, de recueils d’observation ou des principaux traités de l’astronomie des temps modernes. A noter parmi les ouvrages numérisés : une édition latine de 1542 de Theoricae novae planetarum de l’astonome viennois Georg von Peurbach (1423-1461), l’un des pionniers de la révolution copernicienne, plusieurs titres de Johannes Kepler (1571-1630), la première édition de Venise de 1610 de  Sidereus nuncius de Galileo Galilei (1564-1642), des ouvrages d’Athanasius Kircher (1602-1680), de Philippus Lansbergen (1561-1632), de Tycho Brahe (1546-1601) , l’édition de 1708 de l’important atlas céleste du cartographe et mathématicien Andreas Cellarius (1596-1665), Harmonia macrocosmica, ou encore l’édition de 1771 en quatre volumes de l’ Astronomie par Jérôme de La Lande (1732-1807).

 
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